OpenFacto anime un cours sur l’OSINT pour les étudiants en Master Journalisme de l’École de Journalisme de Sciences Po

OpenFacto anime un cours sur l’OSINT pour les étudiants en Master Journalisme de l’École de Journalisme de Sciences Po

English follows

À partir du vendredi 13 septembre 2019, OpenFacto démarre le cours en anglais « How to Search and Check Facts » sur l’enquête en sources ouvertes pour le premier semestre des étudiants en Master Journalisme de l’École de Journalisme de Sciences Po.

Retrouvez-nous sur Twitter (@OpenFacto) tous les vendredis jusqu’à fin novembre pour suivre les thématiques abordées et les étudiants dans leur découverte de l’investigation en ligne.

Encadrés par deux journalistes membres de l’association, les 20 étudiants passeront en revue les nouvelles méthodes de recherche en ligne, les thématiques abordables via les sources ouvertes et l’importance que ce type d’approche prend dans le paysage médiatique (voir par exemple NYT Visual Investigations, France 24 Observateurs, BBC Africa Eye, etc).

Alternant méthodologie et outils, le cours couvrira notamment la vérification d’images (géolocalisation, chronolocalisation, etc), l’analyse d’images satellites, les plateformes de trafic maritime et aérien, ainsi que l’enquête en source ouverte appliquée aux zones de conflits et la sécurité digitale.

Le cours a pour but d’apporter aux étudiants une maîtrise de la méthodologie et techniques d’enquêtes en sources ouvertes. Les deux dernières sessions de la formation seront aussi consacrées à des enquêtes en sources ouvertes.

Cet atelier forme le premier partenariat d’OpenFacto avec une université. La formation et la sensibilisation des étudiants et l’appui aux universités dans la promotion de la recherche en sources ouvertes est au coeur de la vision d’OpenFacto.

Pour adhérer à la communauté OpenFacto qui ne cesse de grandir et soutenir nos projets, c’est ici!

À propos d’OpenFacto

OpenFacto est une association loi 1901 créée en 2019 consacrée à la démocratisation des techniques en sources ouvertes pour tous. L’association organise des formations pour les ONG, le monde universitaire, les rédactions et les organisations publiques, ainsi que des opportunités de rencontre pour la communauté OSINT française et un soutien aux enquêtes et recherches.

Web : https://openfacto.fr

Contact : openfacto@openfacto.fr

À propos du Master Journalisme de l’École de Journalisme de Sciences Po

Structuré en 4 semestres sur 2 années universitaires, avec 20 semaines minimum d’expérience professionnelle en rédaction, le Master Journalisme forme à un métier, et un seul : le journalisme. Créé en 2004, aux origines de l’Ecole de journalisme de Sciences Po, il fait partie des formations reconnues par les journalistes professionnels et prépare à la meilleure des insertions sur le marché de l’emploi.

Web: https://www.sciencespo.fr/journalisme/fr/formations/master-journalisme.html

OpenFacto leads a course in OSINT for the students in Master of Journalism at the Sciences Po Journalism School

On Friday 13 September 2019, OpenFacto starts the course – taught in English – ‘How to Search and Check Facts’ on open source investigations for the first semester of the students in Master of Journalism at the Sciences Po Journalism School.

Follow us on Twitter (@OpenFacto) every Friday until the end of November to follow the themes discussed and the students in their discovery of online investigations.

Led by two journalists who are members of the association, the 20 students will look at the new online search methods, what topics can be investigated using open source techniques and the growing importance of OSINT for media organisations (see for instance NYT Visual Investigations, France 24 Observers, BBC Africa Eye, etc).

Mixing methodology and tools, the sessions will cover image verification (geolocation, chronolocation, etc), satellite imagery analysis, platforms offering ship and plane tracking, as well as open source investigation applied to war zones and digital security.

The course aims to equip the students with a deep understanding of open source methodologies and techniques. The last two sessions will be dedicated to live open source investigations.

This class is the first partnership of OpenFacto with a university. Training and awareness-raising of students as well as support to universities in the promotion of open source investigations is at the heart of OpenFacto’s mission.

To join the growing OpenFacto’s community and support our projects it’s here!

About OpenFacto

OpenFacto is an association created in 2019 under the 1901 law dedicated to the democratisation of open source techniques for all. The association organises training courses for NGOs, academics, editors and public organisations, as well as meeting opportunities for the French OSINT community, and support for stories and research. 

Web : https://openfacto.fr

Contact : openfacto@openfacto.fr

About the Master of Journalism at the Sciences Po Journalism School

Structured in 4 semesters over 2 university years, including 20 weeks minimum of professional experience with media organisations, the Master of Journalism prepares to a career and one only: journalism. Created in 2004, at the start of the Sciences Po Journalism School, the Master of Journalism is among the degrees recognised by professional journalists and provides all needed to the best integration on the labour market.

Web: https://www.sciencespo.fr/journalisme/fr/formations/master-journalisme.html

OpenFacto forme le collectif de journalistes syriens SIRAJ aux techniques OSINT les 5 et 6 octobre 2019

OpenFacto forme le collectif de journalistes syriens SIRAJ aux techniques OSINT les 5 et 6 octobre 2019

OpenFacto s’associe avec SIRAJ – The Syrian Investigative Reporting for Accountability Journalism – pour former ces journalistes syriens aux techniques de recherche en sources ouvertes. L’atelier a pour objectif de les soutenir dans leur démarche d’enquête sur les sujets critiques impliquant différentes parties en Syrie.

Les journalistes syriens, basés en Europe, participeront à un atelier de deux jours à Paris les 5 et 6 Octobre 2019, et qui couvrira un spectre large de techniques « OSINT » et d’outils, incluant de la géolocalisation, ou encore les techniques de recherches en sources ouvertes appliquées aux entreprises. Cet atelier a pour objectif d’élargir leur capacité d’enquête et de leur donner les outils et la méthodologie pour vérifier les informations sur les sujets concernant la Syrie.

A noter : Cet atelier est intégralement pris en charge par l’association (déplacements, hébergement, formation), grâce aux fonds récoltés durant les trois précédents ateliers OpenFacto.

Mohamed Bassiki, fondateur et président de SIRAJ : «  Cet atelier est un soutien et un encouragement important pour une nouvelle génération de journalistes syriens. Il répond à un vrai besoin et leur permettra de développer leurs compétences pour produire et publier de nouvelles enquêtes, aux standards internationaux, en s’appuyant sur des informations disponibles en sources ouvertes. »

Du côté d’OpenFacto, un représentant de l’association indique que ce type d’atelier est au cœur de l’esprit OpenFacto : partage des connaissances, assistance aux journalistes et activistes, utilisation d’outils libres et des sources ouvertes afin qu’ils puissent travailler pleinement sur des sujets complexes tout en leur assurant une meilleure sécurité personnelle en ligne.

Les techniques de recherche en sources ouvertes ont joué ces dernières années un rôle central dans de nombreuses enquêtes sur la Syrie et plus particulièrement sur l’utilisation des armes chimiques et les cas de contournement de sanctions. Les techniques en sources ouvertes constituent de plus en plus un type de preuves acceptables devant les juridictions.

Cet atelier est le premier partenariat d’OpenFacto avec une ONG internationale et s’inscrit dans le cadre d’un programme de formations qu’OpenFacto a pour but de développer dans les douze prochains mois pour soutenir des organisations similaires en francophonie.

Télécharger le communiqué de presse.

Download the press release.

Important : vous pouvez soutenir financièrement le projet sur la page Helloasso dédiée!!

A propos d’OpenFacto : OpenFacto est une association loi 1901 créée en 2019 consacrée à la démocratisation des techniques en sources ouvertes pour tous. L’association organise des formations pour les ONG, le monde universitaire, les rédactions et les organisations publiques, ainsi que des opportunités de rencontre pour la communauté OSINT française et un soutien aux enquêtes et recherches.

Web : https://openfacto.fr

Contact : openfacto@openfacto.fr

A propos de SIRAJ :

(SIRAJ) Syrian Investigative Reporting for Accountability Journalism – est une association loi 1901 créée en 2019 a pour objectif de former et soutenir les journalistes syriens dans leurs enquêtes sur la Syrie. SIRAJ produit des enquêtes et rapports sur la Syrie, soutient et finance les journalistes syriens dans et en dehors du pays.

Web : https://sirajsy.net/

Contact : info@sirajsy.net

OSINT : la méthode avant les outils

OSINT : la méthode avant les outils

Reflexion sur l'OSINT openfacto

Avec l’arrêt (temporaire ?) du Graph Search, l’opérateur de recherche avancé de Facebook, et la disparition de la rubrique outils du site IntelTechniques, le monde de l’OSINT a connu un petit séisme la semaine dernière. Avant cela, d’autres outils (add-ons, logiciels, sites spécialisés, etc.) ont disparu ou sont devenus payants, comme Pipl, qui permet de lancer des recherches à partir d’un nom, d’une adresse email, d’un pseudonyme ou d’un numéro de téléphone.

Cependant, comme le rappelle Michael Bazzell, l’OSINT n’est pas un ensemble d’outils mais une méthodologie. Cet article propose donc, sans prétendre à la vérité absolue, de réfléchir sur la notion d’outil et de proposer des éléments méthodologiques qui font un bon investigateur.

L’outil, simple appui en vue d’un traitement humain

Un outil se définit comme « ce qui permet de faire un travail ». S’ils sont bien évidemment nécessaires pour trouver de l’information, aucun outil n’est indispensable et ne saurait fonctionner sans un traitement humain. Pour prendre un exemple basique, Google est un outil qui permet de lancer des requêtes, mais il existe une différence de taille entre le novice qui se contente de taper des mots clés en espérant que l’algorithme trouve exactement ce dont il a besoin et l’utilisateur qui maîtrise les opérateurs de recherche avancés (booléens, filetype, insite:, etc.). Pourtant, cet aspect humain, intellectuel, est trop souvent occulté lorsque la question de recherche en sources ouvertes est abordée, en témoignent les suggestions que Google associe au mot OSINT. Cet aspect est pourtant fondamental, que ce soit en amont pour définir le cadre de recherche, pendant pour la collecte, ou après pour l’analyse.

De la rigueur pour ne pas se perdre

Par définition, le renseignement en sources ouvertes a pour objectif d’obtenir un renseignement. Il s’agit donc, avant de se lancer, de définir clairement ce qui est recherché : s’agit-il d’évaluer la réputation d’un partenaire potentiel ? La fiabilité d’un sous-traitant ? D’obtenir des coordonnées ? De comprendre l’écosystème d’une organisation ? Les applications sont extrêmement nombreuses et ne réclameront pas de se focaliser sur le même environnement. Ainsi, dans certains cas, il sera plus pertinent de s’intéresser aux réseaux sociaux, tandis que d’autres dossiers nécessiteront d’interroger des documents officiels par le biais de bases de données spécialisées (registres du commerce, etc.). Dans la pratique, il est souvent nécessaire de croiser différents types de sources, nous y reviendrons.*

Une fois défini l’objet des recherches et la piste la plus pertinente pour démarrer, la phase d’investigation peut commencer. (Mal)heureusement il n’existe pas de process clé en main de type : « pour trouver telle information, lancer dans un 1er temps cette requête, puis celle-ci, puis celle-là, etc. ». En revanche, il existe deux principes directeurs :

  • Partir des informations sûres et/ou des éléments les plus caractéristiques pour lancer ses recherches afin de ne pas partir dès le début dans une mauvaise direction. Par exemple, il doit exister dans tous les pays du monde une entreprise dont le nom usuel est Total. En revanche, si l’on s’intéresse uniquement à une entreprise estonienne du nom de Total, il faudra rechercher « Total OÜ ».
  • « Chercher. Trouver. Analyser. Répéter. » On touche là à l’essence même de l’OSINT. Pour l’illustrer, il faut imaginer une grille de su-do-ku. Les amateurs de ce jeu de logique le savent (pour les autres la règle est ici) : les quelques numéros dont on dispose au départ permettent d’en trouver un nouveau, puis la combinaison de ce numéro avec les autres permet d’en trouver un autre et ainsi de suite. L’OSINT c’est donc accumuler des informations et les combiner pour en extraire de nouvelles, jusqu’à obtenir ce que l’on cherche.

De la créativité pour investiguer

On l’a vu, un bon investigateur doit faire preuve de rigueur et de méthode. Voilà pour la théorie. Reste maintenant à lui de faire preuve de créativité pour créer du renseignement en croisant des données. La vidéo « capture the flag » est en cela un modèle du genre (quoi qu’on pense de l’idéologie des types en question).

Deux points distinguent alors un bon investigateur :

  • Sa capacité à exploiter au mieux les éléments de base dont il dispose pour trouver de nouvelles informations. Exemple : à partir d’une adresse email, quels sont tous les éléments auxquels il est possible d’accéder ? Dans le cas de la vidéo « capture the flag », l’analyse du lever et coucher du soleil permet de délimiter grossièrement une zone géographique, puis l’analyse d’un site spécialisé sur le trafic aérien permet de délimiter quelques dizaines de zones de plus petite envergure.
  • Sa capacité à élaborer un chemin de collecte d’informations lui permettant de trouver ce qu’il cherche. À partir d’une information A de base, il n’est parfois pas possible d’accéder à une information C. En revanche, A peut mener à une information B, puis B mener à C.

Imaginons par exemple qu’il faille identifier le profil Facebook d’un individu connu mais utilisant sur le réseau social un pseudonyme. L’investigateur va prendre le chemin à l’envers et se demander : quelle information me faut-il pour trouver le compte Facebook ? En l’occurrence, une adresse email pourrait le permettre. Il s’agit alors de se demander comment trouver cette adresse. Via un CV partagé en ligne ? Une présentation sur Slideshare ? LinkedIn ? L’exemple est assez basique mais certains schémas peuvent être beaucoup plus élaborés.

En résumé…

Au final, la qualité d’un bon chercheur réside moins dans sa connaissance intrinsèque d’une multitude d’outils que dans sa capacité à tirer profit au maximum des informations dont il dispose et à établir des connexions entre elles pour en recueillir de nouvelles. Bien évidemment, plus un chercheur maîtrise d’outils, plus il aura de chance de trouver ce qu’il cherche. À cette connaissance et cette capacité de créativité doit s’ajouter une certaine rigueur méthodologique indispensable pour ne pas se perdre. Pour reprendre la conclusion de cet article d’OSINT Essentials : « Votre cerveau sera toujours votre meilleur atout. Utilisez-le ».

Compte-Rendu du 1er atelier OSINT OpenFacto à Paris (23-24 février 2019)

Compte-Rendu du 1er atelier OSINT OpenFacto à Paris (23-24 février 2019)

Le premier atelier Recherches en Sources Ouvertes d’OpenFacto s’est déroulé les 23 et 24 février 2019 à Paris dans le 19e arrondissement.Il s’agissait pour nous de tester grandeur nature ce concept de formation sur deux jours sur un public de quelques happy-few d’horizons variés.

13 (oui treize!) stagiaires (journalistes indépendants et de divers média nationaux français ou européens, mais aussi étudiant, activistes, enquêteurs), ont pu se former ou approfondir leurs connaissances en recherches avancées, en géolocalisation et analyse de sources internet et réseaux sociaux, sous la houlette d’Hervé.

1er atelier OSINT OpenFacto à Paris en février 2019

Cette première session, très orienté « pratique » s’est notamment appuyée sur de nombreux exemples et cas concrets, permettant de découvrir et manipuler un grand nombre d’outils pour la plupart gratuits et/ou open-source. Si, certains utilisateurs étaient d’un niveau très avancés, d’autres découvraient les possibilités infinies de l’OSINT.

1er atelier OSINT OpenFacto à Paris en février 2019

Un des éléments clefs de cette formation était le développement de la méthodologie d’enquête, basée sur différentes approches séquentielles : observation, puis technique et enfin plus avancée. Mais nous avons également beaucoup parlé du travail de groupe, et de l’importance de la collaboration, de l’utilisation des compétences de chacun.

Parmi les outils utilisés durant ces deux jours, et outre les traditionnels Firefox et GoogleEarth, les participants ont pu se familiariser avec Tor Browser, twint (un scraper python pour Twitter), et quelques autres outils issus de github.

D’autres ateliers sont prévus dans les mois qui viennent et seront bientôt annoncés ici même!

N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples renseignements!

Oui! nous avions des stickers!!
Croiser des données sur OpenStreetMap avec Overpass-Turbo

Croiser des données sur OpenStreetMap avec Overpass-Turbo

Lorsque l’on cherche à géolocaliser une image, ou une vidéo sans grandes informations disponibles, il est parfois utile de se reposer sur les seuls éléments visibles à l’écran :

  • L’intersection d’un pont autoroutier avec une voie de chemin de fer.
  • Un angle de rue d’une ville allemande, avec une station du bus, une borne de taxi, une église et une pharmacie…
  • etc….

Dans ces cas précis, il pourrait être utile de pouvoir requêter une base cartographique sur le mode :

“Montre-moi sur la carte tous les lieux comprenant une église et une pharmacie dans un rayon de 50 mètres.”.

C’est là qu’un outil comme overpass-turbo.eu et une carte collaborative très détaillée prennent tout leur sens!


Overpass est une interface de requête pour Openstreetmap.

Il existe plusieurs tutoriels d’utilisation d’OverPass-Turbo sur le net, et le but de celui-ci n’est pas de tout montrer mais de vous présenter un exemple concret de ce qu’il est possible de lui faire faire!

A gauche de l’écran, on trouve la zone de requête. A droite se trouve la zone géographique où l’on souhaite requêter. La première des choses à faire est donc de définir notre zone de recherches, en zoomant au bon niveau de détails.

Cherchons par exemple toutes les églises situées dans un rayon de 50m d’une pharmacie à Rennes, en Bretagne. Tout d’abord, zoomons sur la ville.

overpass-turbo sur openfacto.fr-02-10T12-01-00.947Z

Voici le script qui va nous donner ces informations :

/*
This query will retrieve churches at max distance of 50m of a pharmacy in the area
*/
[out:json][timeout:25];

node({{bbox}})[amenity=pharmacy]->.pharmacy;
 (
   way(around.pharmacy:50)[amenity=place_of_worship];
   node(around.pharmacy:50)[amenity=place_of_worship];
 );
 (._;>;);
 out meta;

Détaillons un peu ce script :

Nous avons tout d’abord commenté un peu celui-ci pour le rendre plus lisible :

/*
This query will retrieve churches at max distance of 50m of a pharmacy in the area
*/

Ensuite nous avons explicité une sortie de type json (un format de données plat), et une limite de requête sur le serveur à 25s.

[out:json] [timeout:25];

La requête proprement dite vient ensuite :

node({{bbox}})[amenity=pharmacy]->.pharmacy;

{{bbox}} signifiant “dans la zone visible à droite”.

Par convention, une pharmacie est déclarée dans OpenStreetMap en tant que node (noeud), affublé d’une valeur spécifique amenity, correspondant à la chaîne de caractères ‘pharmacy’.

Nous allons donc chercher dans la zone à droite, tous les noeuds, dont la valeur amenity possède la chaîne « pharmacy.So we first look for every node in this area that as this specific value and insert them in a variable called ‘pharmacy’ :

->.pharmacy;

Puis nous cherchons une église.

(
   way(around.pharmacy:50)[amenity=place_of_worship];
   node(around.pharmacy:50)[amenity=place_of_worship];
 );

Une église a une valeur amenity avec la chaîne de caractères “place_of_worship”, mais peut également être un node ou une way (c’est plutôt rare…), dans OSM.

on précise ensuite la distance en mètres :

around.pharmacy:50

 (._;>;);
 out meta;

Les deux dernières lignes correspondent à l’intersection de ces critères.

Une fois le script entré, on appuie sur « execute »

Ce qui nous donne ce résultat :

OverPass-Turbo exemple sur OpenFacto.fr

Il ne s’agit là que d’un simple exemple de requête.

Et bien évidemment, cette requête sera d’autant plus efficace que votre zone de recherches sera détaillée. C’est pour cela qu’il est important d’aider le projet OpenStreetMap, mais aussi de participer et d’encourager la participation à ce projet.

Quelques ressources complémentaires sur ce langage de requêtes :

Ce tutoriel sur Github est aussi très pratique.

Amusez-vous bien !

P.S. : Plein de remerciements à Eric Pommereau pour son travail toujours inspirant.

P.P.S : ce billet est basé sur un billet initialement posté sur mon blog personnel.